Cuba : Trump évoque une « escale » de navires de guerre, Rubio invite les Cubains à coopérer avec la CIA
Cuba : Trump évoque une « escale » de navires de guerre au retour d'Iran, Rubio appelle les Cubains à un « partenariat discret » avec la CIA.
Lors d’un meeting en Floride, Donald Trump a relancé l’idée d’une intervention à Cuba, évoquant une « escale » de navires de guerre au retour d’Iran. Dans la foulée, Marco Rubio a appelé les Cubains à un « partenariat discret » avec la CIA. La Havane ironise sur un recrutement public pour la CIA.
Vendredi 23 octobre, en meeting de campagne en Floride, Donald Trump a répondu à une question lancée depuis le public sur Cuba. Les navires de guerre américains rentrant de la guerre contre l’Iran pourraient faire « une petite escale » au large de l’île, a-t-il suggéré, en décrivant un bâtiment s’arrêtant à une cinquantaine de mètres de la côte, avant l’envoi de Marco Rubio pour « conclure l’accord », rapporte Fortune. Il n’avait plus évoqué cette idée depuis plusieurs mois.
L’appel de Marco Rubio
Quelques instants plus tard, le secrétaire d’État a publié un message sur X : « À ceux qui cherchent à provoquer un changement positif à Cuba, le moment est venu. » Il invitait les Cubains à agir « par un partenariat discret avec la CIA », en dénonçant les promesses non tenues, la corruption et les privilèges d’une petite élite, selon Al Jazeera. La CIA a ensuite diffusé une vidéo en espagnol invitant les personnes détenant des informations à se rendre dans une ambassade américaine si elles peuvent le faire sans danger.
Le vice-ministre cubain des Affaires étrangères, Carlos Fernández de Cossío, a raillé un recrutement public pour la CIA, signe selon lui d’une agence en mal de candidats. Le mois dernier, il avait qualifié une éventuelle attaque américaine de « crime international atroce ».
Une pression maximale depuis le début de l’année
Washington a multiplié les pressions économiques, politiques et judiciaires. Un blocus pétrolier, imposé plus tôt cette année, a aggravé les pénuries de carburant et les coupures de courant ; des experts de l’ONU l’ont jugé contraire au droit international, rappelle Al Jazeera. L’administration a aussi annoncé des poursuites pénales contre l’ancien dirigeant Raúl Castro. Donald Trump a affirmé que Cuba serait « la prochaine » après l’Iran, et Marco Rubio a jugé fin septembre que l’île était « déjà tombée », selon Fortune.
La pression s’est accrue après la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines au Venezuela, en janvier. Cuba traverse depuis 2020 une profonde crise économique et énergétique : ses quelque 10 millions d’habitants subissent coupures, pénuries et inflation, et des centaines de milliers ont émigré.
Ce qu’il faut surveiller
D’éventuels mouvements de la flotte américaine dans les Caraïbes, la suite des contacts entre Washington et La Havane, et la portée réelle de ces déclarations à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis.
Informations arrêtées le 26 octobre 2026.



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