COP31 à Antalya : ce que la présidence annonce avant l’ouverture du 9 novembre
COP31 à Antalya du 9 au 20 novembre 2026 : présidence turco-australienne, thème de la mise en œuvre, calendrier. Ce qui est annoncé et ce qui reste ouvert.
La COP31 s’ouvre le 9 novembre à Antalya, en Turquie, dix ans après l’entrée en vigueur de l’accord de Paris. La présidence est partagée entre la Turquie et l’Australie. Son programme met l’accent sur la mise en œuvre des engagements plutôt que sur de nouveaux objectifs. Les négociations, elles, restent à suivre.
La 31e conférence des Nations unies sur le climat, la COP31, se tiendra du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie. Elle réunit trois instances : la COP elle-même, la réunion des parties au protocole de Kyoto et celle des parties à l’accord de Paris. Cette édition tombe au moment du dixième anniversaire de l’entrée en vigueur de l’accord de Paris, le 4 novembre 2016, rappelle le Geneva Environment Network.
Une présidence à deux têtes
La Turquie accueille la conférence, et son ministre de l’Environnement, de l’Urbanisation et du Changement climatique, Murat Kurum, en est le président. L’Australie, qui avait proposé d’accueillir la COP à Adelaide, préside les négociations par la voix de son ministre du Climat et de l’Énergie, Chris Bowen. Ce partage est issu de discussions menées en novembre 2025, selon l’encyclopédie collaborative Wikipédia. La présidence a envoyé quatre lettres aux parties depuis avril, la dernière le 5 octobre, signalent les matériaux de préparation cités par le Geneva Environment Network. Le sommet des dirigeants est prévu les 11 et 12 novembre, soit au troisième et au quatrième jour, et non au début comme lors de précédentes éditions.
Le mot d’ordre : la mise en œuvre
Le thème retenu est « Driving Implementation Through Cooperation and Collective Action », soit « faire avancer la mise en œuvre par la coopération et l’action collective ». L’agenda d’action de la présidence compte dix domaines prioritaires et six objectifs mondiaux à l’horizon 2035. Parmi eux : porter à 35 % la part de l’électricité dans la demande finale d’énergie, réduire de moitié la croissance de la production de déchets, abaisser d’au moins 25 % l’intensité énergétique des bâtiments, et atteindre au moins 15 % de matières circulaires dans l’industrie. Un « pont de mise en œuvre climatique » doit accélérer l’application des contributions nationales et soutenir des portefeuilles de projets finançables.
Le programme des deux semaines
Les journées thématiques s’enchaînent : alimentation, agriculture et santé le 9 novembre, énergie et transports le 10, villes résilientes et zéro déchet les 11 et 12, finance et commerce le 13, puis jeunesse, sciences, océans et développement humain avant une journée consacrée à la mise en œuvre le 19. Le 20 novembre est réservé aux négociations finales. Selon le réseau, la COP31 vise à garder l’objectif de 1,5 °C à portée de main : c’est une ambition annoncée, non un résultat.
Les rendez-vous qui précèdent
Une pré-COP s’est tenue du 5 au 8 octobre dans le Pacifique, à Fidji selon Wikipédia, avec un événement de dirigeants à Tuvalu. L’accord entre la Turquie et le secrétariat de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour l’accueil de la conférence est entré en vigueur le 9 octobre. Le Programme des Nations unies pour l’environnement a, lui, publié le 21 octobre son rapport 2026 sur l’écart entre les engagements et les besoins d’émissions, intitulé « The point of return » ; son contenu n’a pas pu être consulté pour cet article.
Ce que montrent les dépêches, et ce qui manque
Une dépêche de l’AFP, reprise le 7 octobre par Malay Mail, apporte un éclairage sur les enjeux. L’électrification est l’initiative phare : l’objectif, volontaire, est de faire passer la part de l’électricité dans la demande finale d’énergie d’environ 20 % aujourd’hui à 35 % en 2035. Des critiques soulignent qu’environ un tiers de l’électricité mondiale provient encore du charbon et que l’objectif ne précise pas comment produire cette électricité supplémentaire. La Turquie pilote en outre des initiatives volontaires sur l’IA, le méthane, les déchets et les villes résilientes, dans un « agenda d’action » distinct des négociations formelles.
Sur les énergies fossiles, l’AFP indique que les efforts pour convenir d’objectifs ou de trajectoires de sortie ont calé et que le sujet ne figure pas à l’ordre du jour formel de la COP31. Le Brésil devrait publier une feuille de route volontaire pour s’éloigner du charbon, du pétrole et du gaz, faute d’accord sur un processus lors de la COP précédente. Une soixantaine de pays ont tenu une conférence séparée, hors du cadre onusien, pour réclamer une action plus rapide ; la façon dont la COP31 les accueillera n’est pas claire. Murat Kurum a fait de la réduction du « gouffre » du financement climatique une priorité, tandis que les pays en développement demandent aux pays riches davantage de financements pour les énergies renouvelables, l’adaptation et la reconstruction après les catastrophes. La COP33, prévue en 2028 et où doit avoir lieu le bilan mondial, n’a pas encore de pays hôte depuis le retrait de la candidature de l’Inde ; aucune décision n’est requise cette année.
Les documents consultés ne détaillent pas l’état des contributions nationales des pays ni la position des États-Unis. Wikipédia note que l’admission des observateurs reste incertaine, le secrétariat de la CCNUCC ayant indiqué que le temps manquait. Il serait prématuré de prévoir l’issue des négociations.
Informations arrêtées le 24 octobre 2026.



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